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Article dans Var matin décembre 2008

AG janvier 2009

 

 

 

Le cirque français Franco-Canadien doit quitter notre pays au plus tard demain à 14 heures. C'est ce que l'inspection du SFP Service Bien-être animal de la ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx, chargé du Bien-être animal, a décidé en accord avec la police de Boussu-Bois (dans le Hainaut, à une trentaine de km de la frontière française). L'inspection l'a fait savoir à GAIA, l'organisation de défense des droits des animaux.

À la suite d'une plainte de GAIA contre le Cirque Franco-Canadien concernant le bien-être animal et établissant une longue liste d'infractions, l'inspection du SFP Service Bien-être animal était bien décidée cet après-midi, accompagnée d'une quarantaine de policiers locaux, à saisir les lions, les lamas, les chameaux, les chevaux, les poneys et les chèvres, au total une trentaine d'animaux. Le cirque n'en était en effet pas à son coup d'essai. À la suite de plaintes antérieures de GAIA, le cirque s'était déjà vu plusieurs fois dresser procès-verbal.

La police ne maîtrisait plus la situation

Toutefois, tout à coup, tant de gens du voyage ont surgi, selon l'inspection, que la police ne maîtrisait plus la situation et face à des menaces de mort, a décidé vers 15 heures d'abandonner toute l'opération. En concertation avec la police, l'inspection du SFP Service Bien-être animal a décidé ensuite que le cirque devait quitter le pays le lendemain pour 14 heures.

Inacceptable

Le président de GAIA, Michel Vandenbosch, estime inacceptable la violence des gens du cirque et très significative de leur mentalité: "Voilà des individus qui ne veulent s'en tenir à aucune règle légale, et quand les autorités veulent enfin agir comme il se doit, ils recourent à la violence. Ainsi, ils se placent au-dessus des lois. En un mot: une mafia."

Un signal

GAIA veut que la ministre Onkelinx impose au cirque Franco-Canadien, qui tourne également sous d'autres noms (cirque Peterson, Cirque de l'Enfance, cirque Zavatta, Cirque Mikaèl) une interdiction d'encore venir en Belgique avec des animaux. "La ministre doit donner un signal clair et net", estime Michel Vandenbosch. "La loi le lui permet."

Les infractions

GAIA a déjà plusieurs fois porté plainte contre ce cirque parce que les poneys, les chevaux, les chèvres les vaches, les lamas et les chameaux que le cirque transbahute sont enchaînés, contradictoirement avec la loi. Les animaux ne disposent pas d'un hébergement extérieur obligatoire et souvent pas non plus d'un hébergement intérieur ou alors qui ne correspond pas aux normes légales minimales. Ainsi, les lions ne disposent pas d'un hébergement extérieur obligatoire légalement et n'ont qu'un hébergement intérieur trop exigu.

Des délits

En mai de l'an dernier, (à Gozée, près de Charleroi), l'inspection de la ministre Onkelinx a interdit au cirque d'encore détenir deux zèbres qui étaient enfermés sans hébergement extérieur dans une petite remorque de camion.
Le cirque Franco-Canadien possédait aussi à l'époque un poney qui restait couché pendant des jours avec une lésion grave à la jambe.
En octobre, la protection des animaux liégeoise découvrait dans le même cirque un chien de race Saint-Bernard avec de très sérieuses affections cutanées.

Une liste noire

"Ce cirque n'est pas le seul qui foule la loi aux pieds", souligne Michel Vandenbosch. "Nous avons établi une liste noire sur laquelle on trouve aussi e. a. Zavatta Pacific, Anthony Zavatta alias Jackson et Montréal. Les communes et villes, surtout en Wallonie, supportent également une lourde responsabilité car elles laissent ce genre de mafia poursuivre ses activités. Même sur les terrains privés, la loi doit être respectée". La loi qui protège les animaux de cirque est en vigueur depuis 2005. Depuis cette année-là, les normes pour l'hébergement des animaux sont également d'application sur les aires de repos, quand les cirques ne sont pas en représentation.

Source : GAIA